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De plus en plus de start-up misent aujourd’hui sur le numérique afin d’améliorer certains aspects de la vie quotidienne, et ce notamment en Afrique. Nous avions déjà évoqué le cas du CardioPad dans un de nos articles en Juillet dernier qui permet de pallier la faible présence des cardiologues dans les régions isolées, ainsi que l’importance des nouvelles technologies au sein de l’agriculture africaine. L’éducation en Afrique est aujourd’hui aussi grandement concernée par les évolutions du numérique.

 

formation_numerique

 

L’AFD (Agence Française de Développement) a récemment eu l’opportunité de récompenser 10 acteurs du numérique lors du concours d’innovation Digital Africa à Abidjan. Parmi eux, Abdoul Diallo, sénégalais de 26 ans et fondateur de la société Volkeno.

Son moto : « La nouveauté, ce n’est pas tant la technologie que l’usage qu’on en fait ». Avec le déploiement d’internet, de plus en plus de personnes utilisent leurs smartphones afin d’accéder à différents types de contenus, aussi bien de divertissements que éducatifs. Cependant, avec près de huit africains sur dix qui ne sont pas connectés à internet de façon permanente, l’accès à ces contenus se voit freiner, notamment dans les régions isolées. 

C’est donc avec l’envie « d’amener l’université à la maison » qu’Abdoul Diallo a créé l’Andu SB (Andu: Savoir en swahili), une clé USB dotée d’un logiciel contenant des cours vidéo et des programmes interactifs sur laquelle jusqu’à 30 personnes peuvent se connecter en Wi-Fi. Ce dispositif contient l’équivalent d’un mois de contenus et ce, sans avoir besoin d’un accès internet. Avec un prix, très accessible (15.900 FCFA soit environ €25) l’Andu SB semble être un moyen peut coûteux et facile d’accès pour les personnes ne pouvant bénéficier d’un accès à internet permanent.

Volkeno n’était pas la seule start-up aspirant à faciliter l’accès à l’enseignement de ce concours. Lamine Barro, ivoirien de 23 ans et fondateur d’Etudesk, se base sur le principe du e-learning et des COOCs (Corporate Open Online Courses) destinés spécifiquement aux entreprises.

Cette démarche découle d’un constat établi sur le contenu des cours proposés dans les universités africaines. « Les jeunes diplômés africains sont peu productifs parce que les cours qu’ils ont reçus sont dépassés. Il y a une réelle problématique d’employabilité, un vrai écart entre les demandes et les besoins», selon Lamine Barro.

Contrairement aux cours universitaires classiques, Etudesk collabore avec les entreprises afin d’identifier des besoins en apprentissage et de proposer des formations spécifiques à ces dernières. Cela permet donc aux entreprises former leur personnel et ce, à moindre coût (15.900 FCFA soit €25). Véritable centre de formation professionnel en ligne, Etudesk met régulièrement à jour ses contenus et s’adaptent aux demandes des entreprises.

Afrique et innovation sont à nouveau étroitement liées. Alors que formations académiques et professionnelles sont irrémédiablement au cœur du développement économique et social en Afrique, il est très encourageant de constater que le numérique est aujourd’hui un partenaire et un agitateur d’idées pérenne dans ce domaine.

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