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Pour améliorer l’efficacité de la logistique, des solutions adaptées à des besoins spécifiques ont été développées. La logistique à valeur ajoutée apparaît alors comme l’ensemble des moyens permettant d’assurer une meilleure gestion des processus. La demande étant de plus en plus exigeante, des nouveaux concepts proposent des services plus rapides et plus performants concernant la gestion des approvisionnements, la réception des produits, l’appairage numéros, l’expertise technique sur les équipements, l’entreposage, le stockage, la préparation de commandes, le suivi des livraisons, le cross-docking, le staging, et bien d’autres services qui permettent l’amélioration de la logistique classique.

Le continent africain ne reste pas en marge de ces évolutions et des projets sont élaborés comme à Abidjan, où certaines sociétés ciblent la logistique à valeur ajoutée. Assurer une livraison sûre est un véritable défi en Afrique. Une quantité abondante de biens peut être produite et vendue par des entreprises, cependant si ces dernières ne sont pas en mesure de faire transiter dans des conditions correctes les marchandises, les échanges ne peuvent se faire. Aucun pays africain n’est parvenu aujourd’hui à développer des réseaux routiers fiables sur l’ensemble de son territoire. Etant donné que « le coût du transport représente 50% à 75% du prix de vente au détail des marchandises », plus les axes routiers seront en mauvais état, plus le trajet sera long et plus le prix de vente final sera élevé et deviendra moins attrayant pour les consommateurs.

Des investissements étrangers mais aussi locaux permettent d’apporter des solutions à ces problèmes : au Nigéria, une start up « Kobo360 » permet de livrer les marchandises en s’assurant que l’ensemble du processus est respecté, avec l’aide d’un centre d’appels en charge de surveiller les livraisons en temps réel grâce au système GPS et d’être en contact direct avec les transporteurs. Au Sénégal, de plus en plus d’utilisateurs passent commande en ligne et se font livrer à leur domicile. Ces tendances démontrent l’essor du secteur logistique en Afrique. Cependant, la technologie ne suffit pas à pallier les difficultés du continent dans ce domaine. Les jeunes entreprises africaines peinent à trouver des financements. En effet, selon la Banque africaine de développement (BAD), les taux d’intérêt des prêts accordés aux entreprises vont de 12 à 20%, ce qui signifie qu’« une entreprise sur quatre ne pourra pas évoluer au-delà de la première année ».

La logistique est ainsi un secteur en plein « boom » en Afrique mais le manque d’investissements financiers représente un frein majeur au développement logistique du continent, qui entrave lui-même les opportunités dont ce dernier regorge.

 

Pour toutes questions et renseignements supplémentaires concernant le secteur logistique en Afrique, veuillez contacter Hyssein Ambouroue, Consultant Middle East & Africa, hambouroue@morganphilips.com

 

Sitographie

La logistique à valeur ajoutée, aZenn, disponible sur : https://www.azenn.com/content/39-logistique

La logistique, définition et enjeux, Faq Logistique, disponible sur : https://www.faq-logistique.com/Logistique.htm

Logistique : l’Afrique en route, Jeune Afrique, Thibaud Teillard, 22/07/2018, disponible sur : https://www.jeuneafrique.com/mag/603008/economie/logistique-lafrique-en-route/

La technologie booste la logistique en Afrique, BBC News, Mary-Ann Russon, 10/09/2019, disponible sur : https://www.bbc.com/afrique/region-48580778

Stockage et activités logistiques à valeur ajoutée, De Rijke, accelering value, disponible sur : http://www.derijke.com/fr/logistic-services/warehousing-value-added-logistics/

Source image (partie 2) : Activités logistiques : Une valeur ajoutée de 22 milliards de dirhams en 2016, Aujourd’hui le Maroc, 25/10/2018, ALM, disponible sur : http://aujourdhui.ma/economie/activites-logistiques-une-valeur-ajoutee-de-22-milliards-de-dirhams-en-2016

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