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recrutement suisse

Missions de transition : des experts de plus en plus sollicités

Si la pratique est très mature dans certains pays européens et notamment en France, la Suisse fait montre d’un recours accru aux missions de transition dans le secteur juridique (ou compliance). Les objectifs sont multiples : transformation des organisations, opérations de croissance externe, mise en conformité dans un nouveau contexte législatif, gestion de crise etc.

L’assistance d’avocats est souvent nécessaire, mais elle s’accompagne de plus en plus d’experts chevronnés évoluant pour une mission donnée au sein même des entreprises et au plus proche de la Direction générale et des équipes business. Par définition, ces experts de missions de transition peuvent bien comprendre le quotidien de ces organisations afin de les accompagner au mieux dans leurs projets ad hoc.

 

Le brevet d’avocat : une exigence raréfiée

Le fameux Brevet a longtemps été considéré comme un graal, un prérequis pour accéder à certains postes même en entreprise. Aujourd’hui ces postes « in-house » valorisent parfois d’autres sésames tout aussi prestigieux (LLM, double formation etc.). Reste que le Brevet demeure clairement privilégié notamment dans le secteur des services financiers et en tout premier lieu au sein des grandes banques privées de la place.

 

Salaires : des budgets parfois à la baisse

Nous aurons l’occasion de publier prochainement une nouvelle étude de rémunération détaillée sur les métiers Tax, Legal & Compliance en Suisse Romande. Reste que la tendance de fond sur les postes Senior à Manager est là : une stabilité voire une érosion des salaires fixes de ces profils seniors. En parallèle, certains profils rares et très experts voient leurs salaires accrus (Cf. M&A, fiscalité, concurrence).

 

L’internationalisation des profils demandés

Les grandes multinationales ont toujours été très intéressées par les profils internationaux.

La maitrise de la Common-Law étant bien souvent un prérequis. Cela était bien moins le cas pour les PME. Ces dernières étant traditionnellement plus enclines à recruter des experts du droit Suisse dotés d’une très bonne connaissance du tissu économique et juridique/judiciaire local. Pourtant, l’évolution est très claire depuis quelques années : certaines banques privées suisses, certaines PME dans l’industrie changent leur paradigme pour valoriser des formations et expériences à l’étranger, voire en font une condition sine qua non à l’embauche.

En toute logique, comme nous l’avons évoqué précédemment, les formations attendues sont donc sont plus diversifiées et davantage tournées vers l’international (LLM, MBA etc.)

 

L’exigence de résidence en Suisse

Compte tenu des enjeux de confidentialité, de secret industriel, voire de risque réputationnel, il est de plus en plus demandé aux juristes de résider en Suisse et ce parfois depuis plusieurs années. La tendance est toujours bien ancrée parmi les banques, certains géants de l’industrie très tournés vers l’innovation et certaines PME suisses jouissant d’un précieux savoir-faire.

 

Les secteurs plus difficilement pénétrables: horlogerie, santé et services financiers

Certains secteurs exigent toujours de leurs futurs managers d’être issus d’une activité identique ou similaire tout au plus.

En résumé, au-delà de la concurrence immédiate, point de salut ! C’est parfois le cas dans les secteur du luxe et de l’horlogerie, de la santé des organisations internationales, des fédérations sportives et des services financiers. Il peut avoir évidemment une vraie logique à cela compte tenu des valeurs et cultures parfois très fortes de ces environnements et/ou des barrières techniques. Pour autant, certaines entreprises commencent à opérer un changement de cap radical considérant que l’apport des nouvelles pratiques peut être très pertinent et efficace !

 

Les compétences linguistiques différenciantes

L’anglais étant devenu à de rares exceptions près unanimement demandé, c’est aujourd’hui l’Allemand et/ou le Suisse Allemand qui permettent aux talents de se différencier. Au-delà de la capacité à communiquer, l’expérience de rédaction et négociation contractuelle en Allemand est un atout indéniable !

A cela s’ajoute parfois une demande de diplôme en droit allemand, avec l’exigence de la maitrise du vocabulaire technique. C’est d’autant vrai dans les secteurs d’activités (industrie de pointe, santé etc.) où les échanges commerciaux avec le marché allemand sont très importants.

 

Des marchés dans le marché

Il existe de grandes disparités dans le recrutement juridique en Suisse. D’un coté, de nombreux candidats (« à l’écoute » ou en recherche active) sur un marché globalement restreint ; de l’autre une véritable guerre des talents s’agissant d’expertises très demandées Quelques exemples : experts en arbitrage, en droit de la concurrence, en Tax etc.

 

Les nouvelles expertises liées au digital

Les nouvelles réglementations et notamment celles issues du droit européen impliquent de nouvelles fonctions au sein de l’entreprise. Un exemple notable qui a été déjà été très commenté, celui du DPO (Data Privacy Officer), nouveau terrain de jeu pour les juristes qui doivent se familiariser avec ces nouveaux sujets.

 

Un important « marché caché »

Véritable tarte à la crème dans le domaine de l’Executive Search mais il est très vrai que le secteur juridique est particulièrement concerné par cette opacité. Plusieurs raisons à cela, une tendance plus forte à la discrétion et la confidentialité, le recours très important aux acteurs experts du secteur (Chasseurs de têtes spécialisés, cercles plus ou moins officiels de directeurs juridiques, cooptation etc.

Encore et toujours, les plus beau postes exigent et du savoir-faire et de l’entregent !

 

Auteur: Charles du Pontavice, Directeur Général Suisse, Morgan Philips Executive Search

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