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Le secteur informel (ou économie souterraine) a longtemps été considéré comme une problématique. Aujourd’hui, le Fond Monétaire International (FMI) voit cette économie différemment. L’organisation a exprimé son souhait d’adopter une démarche migratoire afin  d’utiliser le secteur informel comme un levier de croissance vers le secteur formel.

 

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Le secteur informel

Selon le FMI, c’est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes avec une contribution au PIB qui varie entre 25% et 65%. La plupart des pays subsahariens devraient conserver des secteurs informels de nombreuses années encore, ce qui est à la fois une chance et un challenge pour les responsables de la politique économique.

Deux types d’économies informelles sont identifiés : Les entreprises familiales produisant une certaine valeur marchande et la production souterraine résultant d’activités productives.

En ce qui concerne la production souterraine, elle résulte d’activités productives similaires aux activités du secteur formel, mais ne sont pas déclarées aux autorités en vue d’échapper à la législation fiscale.

Il est important de noter que la production souterraine  présente un point positif et accessoirement, très important sur le long terme selon le FMI. Il fournit une réserve d’emploi nécessaire dans les pays d’Afrique où la population en âge de travailler évolue plus rapidement que le nombre d’emplois disponibles dans le secteur formel, ce qui permet à bon nombre d’habitants d’être légèrement au dessus du seuil de pauvreté.

 

Un levier de croissance

C’est sur ce point que le FMI semble vouloir intervenir. Les activités de la production souterraine ont souvent une productivité faible qui tend à se pérenniser lorsque ce secteur est important (principe de l’offre et la demande).

S’appuyant sur l’expérience internationale, le FMI constate que : « la part de l’économie informelle décroît quand le niveau de développement augmente ».

De ce fait, le FMI pense pouvoir « accroître la part du secteur formel soit par la création de nouvelles entités dans ce secteur, soit par la formalisation d’entités du secteur informel » pouvant ainsi enregistrer des gains de productivité et élargir la base d’imposition. 

Pour que cela fonctionne, il est nécessaire que l’environnement économique autorise le développement et la formalisation des entités informelles, tout en permettant aux acteurs du secteur informel de conserver (voir améliorer) leur niveau de vie.

C’est une démarche de développement qui permettrait sur le long terme d’avoir un impact considérable sur la croissance.

 

Sources : IMF paper ; « L’informel comme levier de croissance :article de La Tribune » ; Le Point

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