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L’évolution du recrutement dans l’industrie Suisse

 

La crise du « Franc fort » a eu un impact considérable sur l’activité industrielle en Suisse. Les industries, à l’image de l’horlogerie, ont dû réagir pour ne pas sombrer.

Nous avons donc vu naitre, malheureusement, un certain nombre de plan de restructurations. Il y a eu pour la plupart une redéfinition complète de la stratégie et des méthodes de travail.
Comme toute crise, celle-ci a une vertu, elle permet aux entreprises de changer les choses, de moderniser le modèle et parfois même de le transformer.
Forcément, tout cela a des conséquences sur le recrutement. 

La première d’entre elles c’est que le volume de recrutement a considérablement diminué ; pour autant il ne s’est jamais écroulé et nous n’avons pas connu de gel généralisé.

La seconde conséquence est que l’on recrute différemment et d’autres types de profil. Nous avons des créations de postes ou alors des évolutions de postes, ceux-ci incluant de nouvelles responsabilités, de nouvelles missions.
Pour le salarié, c’est autant de nouvelles compétences acquises.

L’industrie Suisse connaissait parfois un phénomène de « consanguinité » qui semble évoluer. L’horlogerie en est le meilleur exemple. Cette industrie toujours clef dans le tissu économique est face à un challenge de réduction des coûts, d’augmentation de productivité et d’optimisation du fonctionnement global. Elle s’intéresse donc de plus en plus à des profils issus de secteurs industriels étant confrontés à ce type de contraintes (automobile, industrie de grande consommation, aéronautique, etc…). Ainsi des métiers comme le lean management et le lean manufacturing prennent de plus en plus d’importance au sein de l’organigramme de l’entreprise.

Enfin, des nouveaux postes apparaissent également autour de « l’usine digitale ». Certaines entreprises en sont aux balbutiements, d’autres sont plus avancées avec des équipes travaillant sur des projets concrets. Mais c’est une réflexion qui devient de plus en plus présente au sein des comités de direction. 

Le tissu industriel Suisse a cependant une forte capacité à se transformer rapidement et ne pas tomber dans une crise permanente pendant des années. Les dirigeants industriels arrivent à remettre en question le modèle et le faire évoluer.
Nous voyons d’ailleurs que l’activité industrielle Suisse reprend des couleurs cette année. Certains experts et rapports économiques évoquent une reprise un peu plus importante en 2018.

 

Timothée Gaignault Associate Director
MORGAN PHILIPS Executive Search – Switzerland

 

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