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London-City

L’après Brexit partie 1 : Quand et où aller, quelques éléments de réflexion. 

Entre réticence et pragmatisme, il est étonnant que la plupart des Britanniques n’ont pas choisi ce dernier.  Cela arrive … rarement dans l’histoire de ce pays. En raison d’un réel manque d’information sur les avantages et les inconvénients du processus d’intégration européenne du Royaume-Uni dans son ensemble et aussi en raison des attitudes laxistes et/ou sceptiques depuis de nombreuses années des partis politiques successifs au pouvoir depuis la fin de l’ère Thatcher, la préférence a été donnée à l’incertitude. Ce que les marchés financiers apprécient guère. Il est temps maintenant pour les « fondateurs européens» et les entreprises financières mondiales de mettre en œuvre leur « Plan B » et de préparer le transfert de ce qui sera bientôt hors de propos dans la City, il y a des milliers d’emplois en jeu. Même si ce n’est pas la fin de la City, il est probablement temps pour ces institutions financières d’envisager une redistribution géographique des ressources en capital humain. Quel est l’intérêt de maintenir des ressortissants de l’UE non britanniques dans la City pour traiter leurs marchés domestiques via une plate-forme financière qui ne fait plus partie de l’UE.  Est-ce que JP Morgan, HSBC, SG, BNPP et les autres réinvestiront à Paris et à Francfort dans les prochains mois ? Qui le sait vraiment. Dans ce contexte, l’Europe continentale pourrait présenter un certain nombre d’avantages convaincants afin attirer les meilleurs talents. Il y a en fait une grande opportunité de renforcer et de mettre à niveau les plates-formes d’Europe continentale pour qu’elles puissent accueillir ou accueillir à nouveau un certain nombre d’opérateurs de marché. Paris, Francfort et même Madrid et Milan comme places de marchés généralistes ou multi-spécialistes ont beaucoup à offrir et auront sûrement l’envie d’attirer une partie de ces professionnels hautement estimés ainsi que de nouveaux contribuables potentiels à revenir vers leur pays d’origine respectif. D’autres plates-formes comme celles de Dublin ou du Luxembourg se sont au fil du temps fortement ancrées dans le secteur Investment Management des services connexes. Quoi qu’il en soit, la décision du peuple britannique offre une dynamique unique pour que les autres Européens relancent, rénovent et réinventent les marchés d’Europe continentale. Ils ont de l’espace, de l’immobilier, des talents bien instruits et formés, un bon niveau de vie, des prix d’immobiliers plus faibles. Ils ont les infrastructures, les antécédents, l’expertise et pourraient fonctionner en pleine subsidiarité s’ils devaient opter pour une quelconque optimisation des ressources ou spécialisation internationale par le biais du développement de leurs centres d’excellences au sein de l’Union européenne. Est-ce beaucoup? C’est un chantier en cours. Nous sommes en quelque sorte probablement entrain d’écrire un chapitre supplémentaire de la crise de 2008, et cette fois l’autorité de régulation est déterminée à gagner la bataille. Cette situation nouvellement créée le rend plus facile au sein de l’UE. Dans ce contexte, les principaux pays ont un rôle à jouer et un avenir conjoint à faire évoluer.

 

Après Brexit partie 2 : Comment y aller. Conseils pratiques 

Si vous êtes un candidat de l’UE actuellement basé au Royaume-Uni, ayant en charge des clients dans votre pays d’origine, demandez vite votre rapatriement en interne sauf si vous êtes prêt à changer d’emploi, d’activité, de clientèle, etc … et / ou courir vers la concurrence afin d’être parmi les premiers à être pris en considération pour des postes comparables bien adaptés et basés en Europe continentale. Ce n’est pas trop tard. Mais il n’y a pas de temps à perdre parce-que les institutions financières basées au Royaume-Uni se verront bientôt retirer ce qu’on appelle communément le passeport européen leur permettant d’opérer dans l’UE. Préparer votre déménagement dès-à-présent et utilisez votre été pour prendre des mesures et ouvrir la voie à votre prochain choix de carrière. Comparez les niveaux de vie de vos différentes options géographiques. Consultez votre supérieur hiérarchique, votre RH, envoyez votre CV à votre chasseur de tête préféré à Londres, Paris, Francfort, Madrid, Milan, … et passez des entretiens dès que possible. Prenez quelques jours de congé pour trouver un endroit agréable pour vous établir, visitez les agences immobilières, vérifiez les écoles pour les enfants et commencez à expliquer à  » votre nounou qualifié  » que vous pourriez ne plus avoir besoin d’elle l’année prochaine. Si vous êtes une Institution, chiffrez les coûts de transfert de vos équipes ou individus ressortissants de l’UE pour un retour dans leur pays d’origine.  Vérifiez le coût de l’embauche de nouvelles recrues et des acteurs locaux. Utilisez votre avantage concurrentiel localement implanté dans chaque circonscription de l’UE, comparez les places de marché en utilisant des critères objectifs, ne dépenser trop d’argent pour maintenir les normes du passé. Les conditions de change évolueront considérablement du fait de l’environnement mondial. Contactez une sélection de chasseurs de tête qualifiés et des agences de relocation. Concentrez-vous. Donnez des directives précises à vos recruteurs externes afin d’éviter des situations de désordre et de chevauchements étant donné le chaos qui s’annonce. Il vous faudra être rapide et déterminé pendant la période estivale pour initier les bonnes stratégies pour conserver et attirer les meilleurs. 

 

Jean François Monteil, Managing Director Morgan Philips Executive Search Banking, City & Fintech

jfmonteil@morganphilips.com 

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