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#ManagementFriday N°1

Apres PhiloFriday, CareerFriday, j’inaugure ma nouvelle rubrique qui paraît un vendredi par mois qui s’appelle Management Friday avec une série d’articles sur tout ce que le surf peut nous apprendre sur l’art de manager des équipes.

Guéthary, côte basque 10h. Le surfeur est arrivé à la mi marée et scrute la mer, cela va être une belle session, 1,80 m à la série, léger vent d’est. Après quelques minutes d’observation, il remarque que non seulement les series de vagues se décalent de temps en temps mais aussi que dans certaines séries les vagues dépassent 2 mètres.

L’océan est un système en constant changement. La vague vient de loin, elle est créée par le vent  et subit l’influence de la marée, des courants. Chaque vague est différente, chaque session de surf est unique. Cette vague de Guéthary formée par une dépression en Atlantique Nord va parcourir des milliers de kilomètres avant que ce surfeur qui scrute l’horizon ne la surfe.

Donc le surfeur étudie toujours la mer avant de se lancer à l’eau afin de bien analyser l’environnement mais il est aussi parfaitement conscient de cette confusion d’eau toujours renouvelée dans sa forme. Le surfeur n’est pas gêné le moins du monde par le chaos de la vague, son côté imprévisible. Il l’aime car cela lui permet de créer, de s’adapter, de s’étendre avec le mouvement de la vague.

De même le manager doit accepter que la vie, la société, le monde bougent. Il doit accepter comme le surfeur que rien n’est définitivement établi, que rien ne se passe totalement comme prévu et que tout peut changer à tout moment. Tous ceux qui me lisent et qui sont surfeurs savent qu’une vague peut se décaler soudainement de quelques mètres et vous ensevelir car vous êtes mal placés. Les exemples d’entreprises ou de managers qui ont raté la vague ne manquent pas: la vague Airbnb pour l’hôtellerie classique, Uber pour les taxis classiques, iTunes ,Spotify pour l’industrie du disque, ressemblent à cette fameuse vague de Guéthary que l’on surnomme avalanche. Elle balaye tout sur son passage et contraint les managers à changer de paradigme.

En fait le surfeur développe et c’est là une leçon supplémentaire pour le manager, ce sens de l’alternative et cette capacité à faire face à l’ imprévu. Il est révolu le temps où le manager savait parfaitement où il allait, maîtrisait son plan à 3 ans. Comme le surfeur aujourd’hui il doit savoir déchiffrer l’environnement, faire face à des événements toujours plus nombreux et toujours plus connectés (merci internet !) les uns aux autres.

De même que la vague d’avalanche se forme à des milliers de kms, un concurrent peut surgir à l’improviste du bout du monde. Ces événements impromptus nous transportent, nous bousculent, nous font bien souvent dériver de notre plan initial. Un surfeur contrairement à un navigateur ne sait pas où il va. Il surfe, c’est à dire qu’il se déplace et fait corps avec un mouvement extérieur. On devrait apprendre cet art dans toutes les écoles de management : cette capacité à s’accommoder du mouvement aléatoire des choses et du climat houleux des affaires. S’accommoder de ce qui nous surprend, la vague, pour mieux la surfer et aller vers le but que l’on se fixe.

Suite au prochain post sur le line up: c’est l’endroit magique où le surfeur attend la vague. L’endroit où l’onde va se lever avant de déferler.

  Charles-Henri Dumon, CEO & Founder of Morgan Philips Group @CHDumonMorgan

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