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Le take off

C’est le moment magique et dangereux où la vague vous soulève et votre vitesse épouse celle de la vague. Grâce à cette vitesse vous allez pouvoir vous lever.

En fonction de la hauteur de la vague, c’est un moment plus ou moins impressionnant. Si la vague fait 3 mètres de haut et que vous ratez votre take off, vous tombez du haut de 3 mètres et serez englouti dans une écume qui fait environ 3 mètres de profondeur. Vous allez plonger instantanément à 3 mètres de profondeur car l’écume n’est principalement composée que d’air et avoir la fâcheuse impression d’être dans le tambour d’une machine à laver.

Le manager va en retirer le sens du timing, le courage et une capacité à prendre une décision rapide.

Le manager doit appréhender l’environnement, la vague (son concurrent, l’environnement économique…), comprendre comment il va faire corps avec son mouvement. Il doit aussi choisir un timing parfait, démarrer trop tôt ou trop tard, le surfer et le manager sont finis, recalés, bons uniquement à attendre la prochaine opportunité, la prochaine vague.

Le surfeur et le manager dans le monde actuel doivent faire preuve d’agilité, de flexibilité et d’adaptabilité : le take off est réussi, le surfeur utilisant la vitesse de la vague va se lever pour effectuer rapidement un virage afin de ne pas se faire rattraper par l’écume et continuer à surfer sur la vague qui déroule (à droite ou à gauche). Le manager ne doit pas se reposer sur ses lauriers, il a réussi le lancement de son entreprise, de son produit de son service, de son projet, rien n’est joué ! Il faut continuer à rester en équilibre sur la vague. Il faut que la manager et le surfeur trouvent le rythme invisible de la vague et se mettent au diapason avec elle. Le manager doit connecter son équipe avec ce pouvoir brut, indicible que constitue le chaos actuel. Le temps de la révolution industrielle avec sa structure hiérarchique plate, avec ses descriptions de fonctions figées et quelques individus ayant le pouvoir disparaît pour être remplacé par le surfeur qui est parfaitement connecté à l’environnement extérieur : l’océan, il s’adapte à lui. Notre monde aujourd’hui est interconnecté, interdépendant au niveau des idées et des personnes.

Le drop qui suit le take off est le moment qui change le surfeur et le manager. C’est un moment intense de liberté, vous avez réussi à vous entendre avec le mouvement extérieur. Votre produit est lancé, votre décision est prise et elle commence à porter ses fruits. Une jubilation intérieure qui vous en apprend beaucoup plus sur vous que tous les cours de coaching. C’est à ce moment là que le manager fera découvrir à son équipe le sens de leur mission. En faisant partie du système, en faisant corps avec le mouvement, ils redécouvrent et participent à ce qu’est l’entreprise, sa direction, sa créativité, retrouvant la liberté et l’inventivité du surfeur d’arriver à la plage en jouant sa propre partition sur une encore plus imposante que la sienne, celle de l’océan.

Charles-Henri Dumon, CEO & Founder of Morgan Philips Group @CHDumonMorgan

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