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madaDepuis 2009, la crise politique qui a frappé Madagascar a fait disparaître près d’un tiers des emplois. À un état des lieux alarmant, des solutions. Le Président Hery Rajaonarimampianina a annoncé, en mai dernier, qu’il y aurait rapidement de l’emploi.

 

  • Le marché de l’emploi malgache est atteint depuis la crise politique de 2009 par trois maux : le chômage, le sous-emploi, et le secteur informel.

 

Le chômage touche plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans. Or, cette classe d’âge représente environ deux tiers de la population. Formations insuffisantes et frilosité entrepreneuriale empêchent qu’offres et demandes d’emplois ne s’ajustent. Des queues de plusieurs centaines de mètres se forment ainsi devant les salons de l’emploi, qui malgré leurs promesses ne parviennent à placer que quelques dizaines de personnes.  

 

La situation de ceux qui travaillent n’est pas  plus enviable. L’ensemble des activités économiques qui échappent à la régularisation de l’État et qui se réalisent en marge de la législation regroupe près de 80% de la population active malgache.

 

Enfin, le sous emploi touche 1/10e de la population active. Avec un salaire annuel moyen de 600€, la majorité des malgaches ne travaille pas autant qu’elle le souhaiterait.

 

  • Les moyens de la création d’emplois annoncés par le Président en mai

 

Le 12 mai 2014, le Président malgache a annoncé dans une interview télévisée qu’il mettait en place divers moyens visant à créer de l’emploi.

 

La réintégration de l’African Growth and Opportunity Act devrait créer 50 000 emplois. L’AGOA est un système issu d’une loi américaine qui permet à des entreprises africaines d’exporter vers les Etats-Unis sans payer de taxes. Madagascar y a adhéré de 2001 à 2010, année à laquelle la Grande Île en a été exclue en raison de la crise politique qui la secouait. Dix-huit critères d’éligibilité doivent être remplis par le pays afin que les malgaches reprennent leurs activités. On compte au nombre de ces critères la pratique d’une économie de marché, le respect de la loi et du pluralisme politique, l’élimination des barrières au commerce et à l’ investissement américain, la protection de la propriété intellectuelle, les efforts de lutte contre la corruption, une politique de lutte contre la pauvreté, la mise en place de mesures pour augmenter l’accès aux soins de santé et à l’éducation, la protection des droits de l’homme et du travailleur et l’ élimination du travail des mineurs. Au terme de l’année 2012, le Mali a pu réintégrer l’AGOA. Madagascar, avec son régime politique désormais stabilisé, a de bonnes chances de retrouver son éligibilité.

 

Afin de relancer l’activité des entreprises et du secteur privé, le Président a assuré qu’il n’y aurait plus de délestage électrique d’ici juillet. Les coupures de courant intempestives handicapent cruellement les structures. Ces mesures à court terme seront complétées par une transition énergétique prévues sur trois ou quatre ans. Au programme : la construction de barrages hydroélectriques ainsi que de plus petites structures productrices d’énergie renouvelable. L’Etat compte sur les potentialités énergétiques pour développer des activités qui attireront les investisseurs privés et les bailleurs de fond traditionnels. Ces grands projets créeront eux aussi de l’emploi dans le pays, et permettront de faire à nouveau de Madagascar une terre attractive pour les investisseurs. 

 

 

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