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Les Entreprises de taille intermédiaire emploient un salarié sur quatre et 30% des cadres du secteur privé. Le remède à l’atonie économique pourrait bien se trouver du côté des ETI.

 

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Le poids des ETI dans l’économie française

 

La notion d’ETI a été définie en 2008 par la loi de modernisation de l’économie. Ces structures se positionnent entre les PME et les grandes entreprises. Composées de moins de 5000 personnes, ces entreprises réalisent un chiffre d’affaire annuel n’excédant pas 1.5 milliard d’euros, ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros.

 

Tandis que les PME dépassent largement les ETI en nombre, ces dernières sont bien plus dynamiques. Avec davantage d’embauches que de départs à la retraite, les ETI ont procédé à 44 000 recrutements en 2012, dont 16 000 pour des postes d’encadrement. Elles créent en effet 45% des emplois cadres et représentent globalement 20% de l’emploi salarié.

 

Bien que minoritaires dans le champ entrepreneurial, les ETI comptabilisent pourtant 26% des dépenses totales en R&D. Les ETI sont au cœur de la politique conduite par le Ministère du Commerce extérieur  pour rétablir l’équilibre de la balance commerciale. Près des trois-quarts d’entre elles exportent et, tout en ne représentant que 0,2% des entreprises, elles réalisent le tiers des exportations françaises.

 

Avec 50% de capitaux levés en plus en 2013, soit 2 675 milliards d’euros, les ETI dynamisent l’économie et le marché de l’emploi.

 

Les talents : clef de la compétitivité.

 

14% des ETI européennes classent le recrutement et la rétention de talents parmi les principaux défis de l’année 2014. Le manque de main-d’œuvre qualifiée a également été signalé par de nombreuses ETI comme l’un des principaux obstacles au développement de leur business. En effet, la réussite des ETI repose sur leurs collaborateurs. Ainsi, la guerre des talents constitue un enjeu majeur de leur développement et par là de l’éventuelle relance économique.

 

Afin d’attirer les candidats, les ETI déploient des stratégies de marque employeur. Le personnel qualifié a accès aux outils les plus récents, intelligents et efficaces et l’évolution en interne est favorisée. Une attention accrue à la gestion des talents et des carrières attirent beaucoup de jeunes actifs, présents en plus grand nombre dans les ETI.

 

Afin de trouver les meilleurs profils, quels qu’ils soient, et d’ainsi s’assurer une croissance pérenne, les ETI externalisent de plus en plus leurs recrutements et la gestion des carrières. En mettant toutes les chances de leur côté, les ETI devraient poursuivre leur croissance et pousser l’économie française vers le haut. Dans un contexte fortement concurrentiel, remporter la guerre des talents représente donc un enjeu majeur.

 

Sonia Khelif, Associate Director, Morgan Philips Executive Search France

 

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