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Capture d’écran 2016-06-06 à 16.36.171/ Partir principalement pour une meilleure rémunération

Faire un gap de salaire est bien souvent l’un des leviers de motivation au changement.  Prendre un nouveau poste pour cette raison en priorité est toutefois rarement une bonne décision car il est impératif d’analyser le projet dans sa globalité (environnement de travail, évolutions de carrière…). A contrario, se laisser tenter par votre employeur qui vous fait une contre offre salariale alors même qu’il n’a pas su vous accorder de reconnaissance avant votre démission s’avère rarement une bonne idée à moyen terme. Posez-vous toujours la question de ce qui vous a amené à vous intéresser à un nouveau challenge avant de décider de partir… ou finalement de rester.

2/ Laisser son ego prendre le dessus sur la raison et partir sur un coup de tête

La vie professionnelle est jalonnée de contextes parfois démotivants. Il faut toutefois savoir prendre du recul et ne pas réagir à chaud suite à une décision ou à un évènement difficile à digérer sur le moment. Il est toujours préférable d’analyser l’impact réel à moyen/long terme du nouveau contexte (promotion inattendue d’un collègue, remise en cause d’un projet qui vous tient à cœur…) sur votre progression de carrière et le cas échéant de prendre la décision de partir, une fois tous les paramètres considérés, en limitant la subjectivité dans votre analyse.

3/ Penser que l’herbe est plus verte ailleurs

Un job très bien payé dans un environnement de travail idyllique et sans contrainte ni pression : voilà un rêve difficile à réaliser… Si vous n’êtes pas épanoui dans vos fonctions, posez-vous la question des raisons profondes de cette insatisfaction. Rejoindre une structure directement concurrente de votre employeur actuel, à la taille et au positionnement très similaires ? Est-ce vraiment un choix éclairé ? N’allez-vous pas vous retrouver dans la même situation après quelques mois de satisfaction éphémère liée à l’attrait de la nouveauté ?

4/ Ne pas (vouloir) donner sa chance à son nouveau patron

Un nouveau dirigeant est « parachuté » d’une société concurrente ou d’une filiale étrangère du groupe et vous pensez brutalement que vos possibilités d’évolution sont anéanties. Deux options s’offrent à vous : quitter le navire ou bien lui donner sa chance en observant les changements induits et en tentant d’en faire un allié, si vous partagez sa stratégie et ses valeurs bien évidemment. Le succès n’est pas garanti mais si vous décidez de partir sans même prendre le temps de tester, vous ne saurez jamais si vous êtes passé à côté d’une nouvelle aventure motivante sans prendre le risque de changer d’employeur.

5/ Ne pas oser (s’affirmer)

C’est la théorie du « plutôt partir que subir ».  Face à un manque de support et/ou de reconnaissance, certains préfèrent déserter plutôt que d’affirmer leur point de vue et d’argumenter dans l’optique de faire changer les choses.

Rémi Fouilloy, Managing Director de Morgan Philips Executive Search et Fyte Belgique/Luxembourg. @RFouilloy

Article paru dans le supplément RH du magazine Paperjam de juin 2016 (Luxembourg).

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