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Mercredi 11 février à la Maison des Centraliens, Morgan Philips Middle East & Africa a accueilli une trentaine de professionnels dont les activités concernent l’Afrique. Le petit-déjeuner-débat a été animé par Stéphane Bacquaert, CEO de Wendel Africa. L’expert des investissements africains a livré pendant 30 minutes ses insights sur ce continent « à la mode » et a partagé ses observations sur les secteurs dans lesquels investir. Il a tenu un discours optimiste et animé, sans pour autant tomber dans l’angélisme.

 

 

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Point de départ de la présentation, un constat : la perception de l’Afrique a beaucoup changé en quinze ans. L’ancienne terre perdue s’est muée en terre d’espoirs et de promesses. Entre risques et dynamisme, le continent passionne les entrepreneurs. Aujourd’hui, 39 pays d’Afrique sont mieux classés que la Chine par l’Economist Intelligence Unit en matière de démocratie. Trente pays sont au-dessus de la Russie d’après le Transparency International’s Corruption Index. Enfin, 20 pays d’Afrique sont devant l’Inde dans le Doing Business Index de la Banque Mondiale. L’Afrique demeure néanmoins un continent très hétérogène. Les réglementations, le droit et les meilleurs pratiques varient beaucoup de l’Afrique francophone à l’Afrique anglophone. Les sociétés nigérianes par exemple, soumises au droit anglais, visent davantage l’autosuffisance que l’ouverture au marché extérieur. Caractérisées par une forte culture du résultat, elles se distinguent des entreprises de pays francophones qui font traditionnellement preuve de plus d’ouverture. Le succès d’une affaire dépend donc en Afrique du degré de la familiarité des entrepreneurs avec l’environnement, de la confiance des investisseurs locaux et du poids politique et institutionnel des investisseurs internationaux.

 

 

Wendel sélectionne des sociétés leaders et contribue à la définition de stratégies ambitieuses en y investissant à long terme. Implanté en Afrique depuis 2012, Wendel soutient une nouvelle génération d’entrepreneurs soucieux de créer un environnement compatible avec le monde occidental. Pour être éligibles, les entreprises doivent être panafricaines (au moins présentes dans 3 pays d’Afrique), elles doivent assumer une croissance rapide, avoir besoin d’un investissement minimum de 100 millions d’euros et favoriser la dynamique de développement de l’Afrique. Les télécoms, l’assurance et la banque sont trois secteurs qui ont leur place dans cette volonté de soutien de la croissance, en s’inscrivant dans les tendances actuelles d’urbanisation et d’émergence d’une classe moyenne africaine. Wendel a déjà investi dans deux groupes majeurs en Afrique depuis son implantation à Casablanca : IHS et Saham. IHS est l’un des leaders africains dans les infrastructures de tours télécom pour les opérateurs de téléphonie mobile et Saham est un groupe panafricain diversifié avec deux métiers historiques, l’assurance et les centres de relations client. Le capital détenu par Wendel chez IHS a augmenté de 35% et celui de Saham Group de plus de 13%. Fort de ces deux succès, Wendel prévoit d’allouer un tiers de son budget au continent africain à l’horizon 2017, soit environ 750M€.

 

 

Convivial et animé, ce petit-déjeuner a permis aux professionnels du monde des affaires et de la finance d’échanger leurs observations sur le dynamisme de l’Afrique et aux néophytes de se familiariser avec des problématiques de plus en plus prégnantes.

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